Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ)

Summary

Un musée qui fait revivre deux mille ans d’histoire juive dans le cadre somptueux d’un hôtel du XVIIᵉ siècle.

Description

Installé dans l’élégant Hôtel de Saint‑Aignan, joyau architectural du XVIIᵉ siècle, le mahJ plonge le visiteur dans deux mille ans d’histoire juive – des manuscrits médiévaux aux œuvres modernes de Chagall ou Modigliani. Inauguré en 1998, il est l’héritier du vieux musée d’Art juif fondé en 1948, enrichi depuis lors d’archives précieuses comme celles de l’Affaire Dreyfus et du fonds Strauss.

Le parcours permanent articule chronologie, géographie et thématiques : on y découvre des objets cultuels, des manuscrits, des maquettes de synagogues aujourd’hui disparues, et des chefs‑d’œuvre… Marc Chagall, Soutine, Modigliani et Hirszenberg y côtoient Arts ashkénazes et séfarades. Le fond Dreyfus, riche de 3 000 documents, révèle un épisode fondamental de l’histoire française.

Les collections évoluent au gré d’expositions temporaires : récemment, “Alfred Dreyfus. Vérité et justice” sur fond pédagogique, ou “Paula Padani. La danse migrante”, et une installation de Pascal Monteil.

Le mahJ est ouvert du mardi au dimanche : mardi à vendredi de 11 h à 18 h, samedi et dimanche dès 10 h ; certaines nocturnes en soirée. Il ferme ses portes les lundis et jours fériés religieux (Roch ha‑Shanah, Yom Kippour). Entrée : 13 €, tarif réduit 9 €, 5 € pour les 18‑25 ans Union européenne, gratuit pour une longue liste de publics (moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, enseignants, etc.), et gratuit le premier samedi du mois sur la collection.

À cela s’ajoutent des visites guidées (adultes, familles, enfants, en français ou anglais), des promenades hors‑les‑murs (ex. “Jewish Marais”), ateliers pour enfants (“Dessine-moi un chat”) et concerts dans la cour-d’honneur, notamment pour la Fête de la Musique ou Nuit Blanche. Une médiation riche : audio‑guides trilingues, application Bloomberg Connects, livrets enfants et FALC, boucles d’induction, fauteuils roulants, loupes, porte‑bébé, vestiaires, fontaines à eau et espaces repos.

L’ambiance allie solennité et convivialité : l'architecture classique de l’hôtel se marie à la spiritualité des objets exposés. On croise un public éclectique : amateurs d’art, familles, scolaires, touristes éclairés. Dans les moments forts (concerts ou ateliers), le lieu vibre d’une énergie chaleureuse.

Côté anecdote, l’ancien hôtel fut occupé par des Juifs immigrés au XIXᵉ siècle, certains raflés en 1942, treize d’entre eux déportés. Aujourd’hui, un jardin attenant porte le nom d’Anne‑Frank, rappel discret et émouvant d’un passé récent.

Infos pratiques : accessible via métro Rambuteau (ligne 11), Hôtel de Ville (1, 11), bus 29, 38, 75 et RER Châtelet. Parking public Pompidou ou Hôtel de Ville, places handicap rue Braque, Archives, Beaubourg. Réservation du billet recommandée pour les expos à forte affluence, via TickEasy ou sur place ; dernier accès 45 min avant la fermeture. Le musée propose aussi des locations d’espaces (cour, auditorium, vestiges) pour événements privés.

Commodités

  • Personnel multilingue
  • Parking disponible
  • Wifi gratuit
  • Climatisation

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