Un voyage gourmand dans l’histoire parisienne de la pâtisserie depuis 1730.
Description
Fondée en 1730 par Nicolas Stohrer, ancien pâtissier de Louis XV, la pâtisserie Stohrer est la plus ancienne de Paris et un symbole vivant du patrimoine gastronomique. Située au 51 rue Montorgueil, dans le 2ᵉ arrondissement, elle occupe toujours son adresse originelle dans un décor somptueux classé Monument Historique, œuvre d’un élève de Paul Baudry, célèbre pour l’Opéra Garnier.
À l’intérieur, lustres dorés, fresques, stucs et bas-relief marquent un cadre impérial. L’espace transporte le visiteur dans une atmosphère du Second Empire, idéale pour déguster les créations classiques de la maison.
Le lieu est célèbre pour avoir vu naître le baba au rhum : un petit gâteau à base de brioche sèche imbibée de vin de Malaga (puis de rhum), parfumé au safran, garni de crème pâtissière et raisins de Corinthe. Ce dessert fut inventé par Stohrer à la cour de Stanislas de Lorraine, puis popularisé à Paris. Aujourd’hui Stohrer propose plusieurs déclinaisons : baba nature, chantilly, ali‑baba au safran ou version de Noël, selon saison.
Outre le baba, la pâtisserie propose un répertoire classique : puits d’amour, religieuses à l’ancienne, tarte au citron, tarte fraise, éclairs, macarons, framboisier, et douceurs salées et sucrées type bouchées à la reine ou plats traiteur pour réceptions. Les prix restent raisonnables pour une maison de prestige : ~3 € la pâtisserie individuelle, jusqu’à 50 € pour les gâteaux à partager.
L’ambiance est à la fois élégante et animée : située dans une rue piétonne pleine de vie, entourée de cafés, fromageries et bistros, la boutique voit défiler touristes et Parisiens gourmands. Malgré les files d’attente fréquentes, le service est rapide et efficace.
La clientèle ? Un public large : visiteurs en quête d’histoire, passionnés de gastronomie, amateurs de pâtisseries traditionnelles, familles ou acteurs du quartier. Parmi les anecdotes : la reine Élisabeth II visitant la maison en 2004, et le prix du meilleur éclair au chocolat de Paris en 2011 décerné à la maison grâce au chef pâtissier Jeffrey Cagnes.
Aujourd’hui reprise par la famille Dolfi (propriétaire aussi de La Mère de Famille), la maison renouvelle son décor et ses recettes sans renier les traditions. Jeffrey Cagnes, ancien chef emblématique, a modernisé le style tout en gardant les classiques à l’honneur. On peut aussi acheter des plats traiteur élégants à emporter, mais l’essentiel reste le temple du sucré et du salé où tout est confectionné sur place.
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